MAGIE ÉLEMENTAIRE

Nous traversons d’invisibles cloisons

Dans une immense douleur

Qui fait tout de même sourire

 

En manque urgent de lubrifiant

C’est jaloux que je flanche

À l’infini volcan que ton chaos suppute

 

Je dois me battre sur chaque front

Pour que chacun de tes moindres désirs

Devienne mon absolue dénonciation

 

Que le clin d’œil de ta bague m’entube

Jusqu’à mes dernières économies

J’offre mon corps à ta science

 

Somnolant entre deux miroirs

Où tu n’apparais plus depuis bientôt un an

Et plutôt que de sombrer dans le crime

 

Je me suis remis à te faire des rimes

Plus muette qu’un rejet catégorique

Dans le désordre d’autant de trahison

 

Chez les fanfares sous état de choc

J’arrache mes messages inutiles

Au courrier électronique du coeur

 

Mais jamais sans l’accueil de ta bouche

Allégé par l’érosion sur l’unique photo

 

Qu’il reste des beaux jours en enfilade

Où rien ne se disait vraiment.

2 Responses

  1. Il ne faut jamais fuir la réalité en poésie , il faut la traduire dans son état pur et la prolongée ou la rejetée dans des réves réalistes afin qu’on puisse retrouver nos repères dans le temps et dans l’espace.S’il reste des beaux jours il faut faire de la sorte que tout se dit vraiment, ce n’est pas facile de dire vraiment car dès fois un simple regard suffit pour dire tout et vraiment.Quand la trahison est fertile au point ou elle crée des rimes c’est qu’elle est positive,dans ce cas trahir c’est produire.Positiver les actes et leurs conseiquences meme négatives reléve d’une sagesse stoique,dont la puissance fait ébranler les coeurs de marbre. Sans façon un lecteur de passage.

  2. Je suis en désaccord car je crois qu’aucune règle ne s’applique à la poésie, elle est, et sera encore davantage… La poésie n’a pas de devoir… Elle est, un point c’est tout. Elle est tout ça et bien autre chose encore!

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